Philippe HALSMAN

Philippe HALSMAN

Philippe Halsman (1906 – 1979)

philippe halsman

Philippe Halsman voit le jour en 1906 à Riga en Lettonie. Il découvre la photographie à quinze ans lorsqu’il découvre dans le grenier de la maison parentale un vieil appareil photographique (son père était dentiste et sa mère enseignante). Il se fait la main en photographiant sa sœur et tire lui-même dans la salle de bain transformée en chambre noire ses premières photographies. Son gout pour la photographie de portrait ne le quittera plus. Ainsi, à ses débuts ses amis et ses petites amies passeront devant son objectif à de maintes reprises.
Philippe Halsman s’impose dans ses portraits de réussir à capturer l’image qui révèle le mieux et complètement, à la fois les traits mais également le caractère d’un individu. Son portrait doit être tel que la personne est au moment de la prise de vue, mais également, tel qu’il sera dans la mémoire de tous dans le futur.

Paris

En 1931, c’est à Paris qu’il débute sa carrière de photographe, après avoir fuit l’Autriche antisémite en étant accusé de parricide. Il est sauvé par un comité de soutien rassemblé par sa sœur et qui regroupe quelques grands noms comme Einstein, Freud, ou encore Paul Painlevé (scientifique et réalisateur) qui lui offre alors son premier appareil instantané.
C’est à Montmartre qu’il prend quartier pour y installer son atelier photographique. Indépendant, il se fait rapidement une réputation de meilleur photographe de célébrités. Il réalise alors les portraits d’écrivains comme Malraux, Gide ou Le Corbusier.

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Philippe Halsman - Fernandel
andré malraux - Halsman
André gide - Halsman
Jean Cocteau - Halsman

Après la déclaration de guerre de l’Allemagne nazi d’Hitler, il quitte en 1940 la France pour émigrer aux états unis. Là-bas il continue la réalisation de portrait créatifs tout en couvrant l’actualité du monde artistique et collabore régulièrement avec le magazine life.

lise taylor - Halsman
philippe-halsman-clint-eastwood
Marylin Monroe - Halsman

Jumpologie

En 1949, il acquière la nationalité américaine. C’est à partir des années 50 qu’il invente la jumpologie. C’est un principe qui consiste à photographier des personnalités en train de sauter, afin de proposer des portraits plus libres et plus naturels. Philippe Halsman explique « Assez vite j’ai découvert que le saut avait aussi une valeur thérapeutique. Quand mes modèles étaient gênés et tendus, je leur demandais de sauter. Et le masque tombait, ils étaient moins inhibés, plus détendus, donc plus photogéniques. ».

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Windsor - Halsman
Halsman
Donald_O_Connor_Halsman
Bobby_Clark_Halsman

Photographe emblématique des célébrités de l’époque, ses portraits sont rigoureusement cadrés et mis au point. Ils débordent de chaleur et d’humour. Il a beaucoup travaillé avec Dali avec lequel il réalise un de ses clichés emblématique : Le tableau dit « Dali Atomicus » qui lui valu de nombreuses plaintes des amis des chats (la petite histoire indique en effet qu’il a fallut 28 répétitions de lancé de chat (en plus de l’eau), avant d’obtenir la bonne prise).

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Parmi ses portraits sautés, c’est celui de Marylin en couleur et sur fond bleu (la couleur était plutôt rare chez lui), en faisant la une de Life, qui reste aux yeux de beaucoup une de ses plus belles réussite.

halsman_philippe_life-marilyne-monroe-1959
halsman_marilyn-monroe-jump-1959

Il réalisera durant sa carrière plus de 106 couvertures de Time ou de Life, une très belle reconnaissance de son talent.

Mohammed Ali - Halsman

Philippe Halsman nous quitte en 1979 après une carrière bien remplie et de nombreuses œuvres passées à la postérité.

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