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Avis de la galerie - LA IULE DENTELIÈRE - HOMMAGE AU TEMPS DE GRAND MAMAN ET DES DENTELIÈRES par Patrick Bleuzen

Avis de la galerie sur cette œuvre :

L’auteur photographe Patrick Bleuzen, nous emmène dans son univers où les traces gravées dans le sable, laissent place à une symbolique et un imaginaire qui lui sont propres. L’auteur, aidé par des insectes ou des ondes sonores, dessine des arabesques sur un sable chaud et lisse. Ce sont ensuite ces dessins et formes qu’il met en scène à travers ses clichés.


C’est une photographie en couleur, dont le format est carré. Elle est prise en plongée de façon zénithale (vue du dessus). Deux éléments se dégagent de cette photographie. Le premier étant cet insecte (Iule dentelière), une sorte de gros mille-pattes vue du dessus. Sa couleur est rouge orangée. La queue de l’animal est positionnée au centre des diagonales du carré. Son corps remonte jusqu’à sa moitié vers le haut de l’image puis s’incurve vers la gauche et se termine pas la tête de l’insecte. Celle-ci est légèrement décollée du sable, contrairement au reste du corps. Il est possible de percevoir les antennes, les anneaux de sa carapace, ainsi que les nombreuses pattes de l’insecte. Celui-ci reposer sur une surface sableuse dont la texture semble extrêmement fine. Un dessin circulaire apparait sous l’insecte. De par les traces laissées dans le sable, le lecteur comprend très vite qu’il s’agit des traces laissées ici par l’insecte. Cette rosace presque parfaite semble pourtant avoir été dessinée très consciencieusement. Le reste de l’œuvre est composée d’une surface sableuse parfaitement lisse et très uniforme. Les couleurs de cette photographie sont toutes des couleurs chaudes. Nous avons de l’orangé clair pour la partie sableuse et plus sombre sur l’animal. La couleur de celui-ci tire d’ailleurs fortement vers le rouge sur sa partie carapace, les pattes restant orangées. La lumière qui éclaire la scène est éloignée et assez rasante, et permet ainsi de faire ressortir les structures dessinées par les pattes et le corps de l’insecte. On distingue donc trois masses qui s’imbriquent, en premier plan, l’insecte, puis le dessin dans le sable et pour finir le fond qui délimite ainsi le dessin. Ici c’est donc l’auteur qui est en partie responsable du dessin, puisqu’il guide l’insecte sur le sable. Ce guidage de fait dans la douceur. On aurait pu imaginer que l’auteur se serve de petit morceau de bois pour diriger la bête, mais il n’en est rien. En effet l’auteur utilise des lumières colorées qui vont suivant leurs nuances, attirer, stopper ou bien repousser l’insecte. Chaque dessin est donc par nature toujours unique. Parfois, l’auteur comme sur cette photographie, laisse l’insecte en place pour prendre le cliché. Mais souvent pour sublimer encore plus la trace, il préfère l’extraire et ainsi pouvoir à sa guise travailler sur la lumière pour sublimer l’œuvre commune de l’auteur et de son insecte. Patrick Bleuzen, profite de ses voyages à travers le globe pour découvrir de nouveaux petits artistes qu’il met à contribution pour réaliser ses dessins. Cette relation de connivence entre l’artiste et l’insecte renforce la part mystérieuse et presque mystique de l’œuvre. Comme l’humain est capable de se mouvoir sur de la musique, l’insecte lui réagit à des lumières colorées. Ce sont donc ces réactions que l’auteur capture sur ce sable très fin.


Nous retrouvons dans cette œuvre de l’auteur Patrick Bleuzen, le coté artistique des représentations abstraites, réalisées à « milles pattes et quelques doigts ». Les hommages rendus par ces créations vous permettront de vous immerger dans ses univers. Editée à 30 exemplaires dont 10 disponibles sur la galerie, cette photographie en tirage d’art trouvera sa place, dans vos intérieurs.